Comment Survivre après une Faillite ?

faillite, rebondir après une faillite, que faire après une faillite, faillite solution, faillite huissier, faillite et la banqueVous étiez à votre compte. Vous aviez monté votre propre affaire personnelle… et vous venez de faire faillite.

En plus, étant travailleur indépendant vous n’avez pas le droit au chômage.

Vous voilà désormais sans revenu, avec des factures et des échéances à payer de divers organismes… qui vont vous tomber dessus à bras raccourcis.

Eh oui,  dans le dans le monde des affaires il n’y a pas de sentiments. Tu as fait faillite, tu n’as plus de sous, mais on va quand même t’en demander encore.

Et, puisque c’est comme ça, on va même te rajouter des pénalités de retard… et t’envoyer des huissiers dès fois que tu t’exilerais à Tombouctou dans la nuit.

Dans ces moments là vous avez l’impression qu’une chape de plomb est venu se poser sur vos épaules, elle vous bloque la respiration et vous empêche de vivre.

Vous avez un nœud à l’estomac, vous mangez peu, dormez mal, vous êtes triste, stressé, irritable,  l’ambiance de la maison se dégrade et tout le monde vit mal.

« Comment ai-je pu en arriver là » ?

C’est la question qu’on se pose dans cette situation là.

Bien évidement, vous ne méritez pas d’en être là et n’est pas votre faute. Surtout que vous avez tout fait pour y arriver. Vous avez travaillé dur sans compter votre temps. Vous étiez motivé et ça marchait pourtant bien au début.

Mais voila, rien n’est jamais acquit dans notre société actuelle. Quelques mauvais mois. Une baisse de la clientèle. Le chiffre d’affaire chute, un déficit et l’effet boule de neige se répercute d’année en année.

Les dettes augmentent, on essai de tenir, mais à un moment il faut bien se faire rendre à l’évidence. On doit arrêter l’activité au risque d’avoir encore plus de problèmes dans les semaines à venir.

C’est donc la faillite !

Je connais votre malaise car je suis passé par là moi aussi. Je sais exactement ce que vous ressentez et dans quel état d’esprit vous êtes en ce moment.

Aussi, si vous le permettez, dans les lignes qui suivent, je vais vous expliquer ce qui m’est arrivé, et comment j’ai fait pour m’en sortir.

Vous pourrez alors prendre modèle des étapes et des règles que j’ai appliqué. Cela vous permettra de rebondir pour vous sortir d’affaire… et de vous sentir mieux vous et toute votre famille.

L’histoire commence il y a 40 ans, en 1976. A cette époque à tout juste 22 ans, je prends la suite de l’exploitation agricole familiale.  Exploitation laitière et céréalière de 50 ha sans problème particulier depuis des années. Tout aurait pu continuer sur cette lancée mais la suite va vous prouver que non.

En effet, sur plusieurs années consécutives j’ai subi de multiples revers qui ont ruinés mon entreprise, mon enthousiasme… et ma vie d’agriculteur.

Première difficulté.
Je demarre en 1976. L’année 1976 est une année record en terme de sécheresse.  Résultat. Première récolte de blé quasi nulle… et manque à gagner énorme. Ca part mal!

Deuxième coup de semonce.
En 1978 le cheptel laitier qui se portait bien jusqu’alors, contracte une maladie contagieuse: la Brucellose. Cette maladie provoque l’avortement des vaches vers 7 mois. Résultat, pas de  veau, pas de production laitière… maigre  revenu. Mais surtout abattage obligation du cheptel. Là, ça fait très mal.

Du jour au lendemain, tu retrouves ton étable aussi vide… que ton portefeuille, et tu te dis : « putain, mais qu’est ce qui m’arrive… et qu’est ce que je vais devenir ? »

La trésorerie chute,  les dettes fournisseurs s’accumulent, le compte est dans le rouge… vif.

Puisque je ne peux plus produire de lait, je me lance alors dans l’élevage de bêtes à viande.  Ça marche plutôt bien, le cours de la viande est à son taux le plus haut…  il y a donc un regain d’espoir à l’horizon.

Entre temps, je rencontre mon épouse et je me marie en 1979.  Ma femme travaille à l’extérieur et ramene un salaire fixe qui permet de subvenir aux besoins du ménage.

Mais,  quand l’œil de la malchance vous a dans son collimateur, vous avez beau tout faire pour l’éviter il arrive malgré tout à faire mouche.

Troisième Épreuve.
Au début des années 80, chute spectaculaire du cours de la viande, les bêtes sont vendues à perte. C’est encore une nouvelle catastrophe qui s’abat sur l’exploitation.

Cette fois, c’est le coup de grâce, les comptes financiers plongent catastrophiquement, il n’y a plus d’espoir  En plus de ça, tous ces déboires consécutifs ont fini par détruire mon moral et mon envie.

L’enthousiasme n’est plus là.

En mai 1987, la mort dans l’âme je remets les clés de la ferme et je quitte la région avec ma femme et mes 3 enfants.

Après le grand air et les grands espaces, on se retrouve tous les 5 dans un pavillon de 80 m2 en lotissement.

Une autre vie commence.

Voyez attentif à la suite !

Si vous êtes dans une situation semblable,  le plan de restructuration, ou… de sauvetage (c’est plus le mot approprié), que j’ai adopté peut vous être utile pour rebondir. En plus,  il peut être adaptable à beaucoup de situations.

Je ne dis pas que c’est le plan parfait, mais c’est celui qui m’a sorti du pétrin et qui m’a permis de rembourser mes dettes en quelques mois et de me relancer dans la vie active.

Règle n°1 – Ne pas vous culpabiliser.

Même si vous avez subi un échec,  il faut plutôt vous féliciter d’avoir entrepris de vous lancer dans une affaire, car beaucoup non pas le courage de le faire.

Ne préter pas non plus attention à ces fielleux qui chuchotent dans votre dos en disant « il a tout bouffer ».  Il n’y a pas de risque que ça leurs arrivera pas à ceux là qui pensent pourtant tout savoir mais qui n’entreprennent jamais rien.

Et puis faire des erreurs dans la vie, tout le monde en fait c’est normal,  ne vous lamentez pas pour ça. Dites vous plutot que c’est bénéfique, car on apprend toujours de ses erreurs. Ainsi la prochaine fois on sait comment faire pour les éviter.

Faites abstraction de tout ça et consacrer votre énergie à tout autre chose. Quand c’est terminé, c’est terminé pas la peine de ressasser continuellement votre échec. Ce n’est pas bon pour la santé et ça ne même à rien.

Donc positivez et haut les cœurs. ET faites voir à tous ceux qui se moquent et qui rigolent de vous bref,  à tous ces minables,  qui est le plus fort.

Règle N°2 – Régler le problème des créanciers… Vite !

C’est un poste à régler rapidement . Si vous ne solutionnez pas ça très vite, ça va vous pourrir la vie, et vous empêchez d’aller de l’avant.

Déjà, le plus important, c’est de ne pas se mettre la tète dans le sable pour occulter vos dettes, elles sont là,  il faut solutionner ce poste rapidement et impétivement.

Vous allez recevoir des courriers, des relances. Il faut répondre à toutes ces correspondances.

Mieux encore,  faites le premier pas.

Prenez rendez-vous (ou appelez) avec toutes les personnes ou organismes à qui vous devez de l’argent. N’ayez as peur ! Discutez avec eux. Souvenez-vous : « de la discussion jaillit la lumière ».  Demandez  des facilités de paiements, des arrangements et mettez en place des échéanciers de règlement.

Ne pensez pas que c’est se rabaisser en faisant ça, Non ! C’est juste de la négociation, ça se pratique chaque jour et vous montrez de cette façon que vous avez envie de vous en sortir.

Vous y verrez plus clair, ça va vous libérer l’esprit et vous enlever un poids sur la poitrine vous pouvez me croire.

Règle N°2 – Lancer tout de suite un nouveau projet… ou trouver un nouveau travail.

C’est à faire dans la foulée. Je sais, ce n’est pas facile mais le fait de se remettre dans la vie active va vous redonner de l’énergie.

Et puis, vous n’avez pas trop le choix car vous avez votre planning de remboursements à honorer, une famille à faire vivre.  Il faut agir.

Pour ma part, 3 mois après la cessation de mon exploitation, je créais une nouvelle activité…artisanale celle-ci. J’en ai même fait un article.

Cela dit, si Internet avait existé en 1987, je me serai certainement lancer dans ce créneau.  Aujourd’hui, je suis persuadé que l’avenir c’est : Internet.

De nombreux professionnels du net arrivent à générer des gros revenus avec juste un ordinateur… et dans n’importe quel endroit du globe.

Si n’avez pas d’idée, je vous conseille d’aller dans cet optique. Il existe de nombreuses formations de blogging qui vous permettrons de décoller facilement… à conditions malgré tout de travailler sérieusement.

Si vous êtes plus attirer par le commerce ou l’artisanat, vous avez sur ce blog quelques idées d’activités. A noter qu’il y a surtout une branche d’activités qui n’est pas trop touchée par la crise, et qui marchera toujours:  celle des activités axées sur le loisir, du type:  parc d’activité pour enfants, lasergame, ball trap laser,  structures gonflables, paintball… etc.

Règle N°3 – Faites vous aider.

Personnellement je ne l’ai pas fait, et c’est bien une grossière erreur. Nul n’est sensé ignorer la loi, mais cela dit,  elle est connue par peu de monde.

Aussi, voici mon conseil. Si vous avez qu’une seule personne à contacter… appelez :  une assistance sociale.

L’assistance sociale connait les lois et peut intervenir dans de multiples domaines… comme auprès des banques et des huissiers, cela fait partie de ses compétences.

Renseignez-vous sur les aides auquelles vous avez droit.

Une entreprise qui a du mal à faire face à ses échéances financières, ou dont les perspectives de développement sont incertaines, peut recevoir une aide de l’État et des collectivités territoriales sous différentes formes.

Elle peut aussi obtenir des délais de paiement, des remises de dettes ou des prêts. Allez faire un tour a cette adresse.

J’espère sincèrement que cet article vous a plu… et qui vous a été d’un quelconque secours. N’hésitez pas à me laisser votre commentaire…

… et merci de liker la page ça serait très gentil de votre part.

Je vous souhaite une très bonne réussite par la suite.

Michel Galon

2 commentaires à propos de “Comment Survivre après une Faillite ?”

  1. Bonsoir,
    Je suis tombé sur votre témoignage car je me renseigné sur la faillite.
    Nous sommes agriculteurs et sentons que le vent va tourné. En effet nous sommes actuellement en relation avec un expert judiciaire pour régler notre litige avec une grosse entreprise. Nous sentons une mauvaise fin : saisie de matériel donc impossible de travailler ( filière palmipede). La question que je me pose c est Comment peut on régler ses échéanciers avec un simple salaire? En lisant votre témoignage je ressent les même sentiments de tristesse , irritée , plus le sourire, dort mal bref j espère une fin heureuse…

    • Bonjour Cyril,
      Oui effectivement ce sont des moments difficiles… mais qui vont passer. Je vous invite à relire cet article, il contient des conseils qui peuvent vous aider.

      Autrement, je vous réponds également par mail dans la semaine.

      Bon courage
      Michel

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