3 conseils pour survivre après une Faillite ? - Travailler Pour Soi

3 conseils pour survivre après une Faillite ?

faillite, rebondir après une faillite, que faire après une faillite, faillite solution, faillite huissier, faillite et la banqueVous étiez à votre compte. Vous aviez monté votre propre affaire personnelle… et vous venez de faire faillite.

Vous voilà désormais sans revenu, avec des factures, des échéances à payer de divers organismes… qui vont vous tomber dessus à bras raccourcis, et en plus, étant travailleur indépendant vous n’avez pas le droit au chômage.

Eh oui,  dans le dans le monde des affaires il n’y a pas de sentiments. Tu as fait faillite, tu n’as plus de sous, mais on va quand même t’en demander encore.

Et, puisque c’est comme ça, on va même te rajouter des pénalités de retard… et t’envoyer des huissiers dès fois que tu t’exilerais à Tombouctou dans la nuit.

Dans ces moments là,  vous avez l’impression qu’une chape de plomb est venu se poser sur vos épaules, elle vous bloque la respiration et vous empêche de vivre.

Vous avez un nœud à l’estomac, vous mangez peu, dormez mal, vous êtes triste, stressé, irritable,  l’ambiance à la maison se dégrade et tout le monde vit mal.

« Comment ai-je pu en arriver là » ?

C’est la question qu’on se pose dans cette situation-là.

Bien évidemment, vous ne méritez pas d’en être là et ce n’est pas votre faute non plus. Surtout que vous avez tout fait pour y arriver. Vous avez travaillé dur sans compter votre temps. Vous étiez motivé et ça marchait pourtant bien au début.

Mais voilà, rien n’est jamais acquit dans notre société actuelle. Quelques mauvais mois, une baisse de la clientèle, une chute des cours,  le chiffre d’affaire s’effondre, un déficit et l’effet boule de neige se répercute d’année en année.

Les dettes augmentent, on tente de tenir, mais à un moment, il faut bien se faire rendre à l’évidence, on doit arrêter l’activité au risque d’avoir encore plus de problèmes dans les semaines à venir et même ne plus pouvoir arrêter.

C’est donc la faillite !

Si vous êtes dans cette situation, je connais votre malaise, car je suis passé par là moi aussi. Je sais exactement ce que vous ressentez et dans quel état d’esprit vous êtes en ce moment.

Aussi, si vous me le permettez, dans les lignes qui suivent, je vais vous expliquer ce qui m’est arrivé, et comment j’ai fait pour m’en sortir.

Vous pourrez alors prendre modèle des étapes et des règles que j’ai appliqué. Cela vous permettra de rebondir pour vous sortir d’affaire… et de vous sentir mieux, vous et toute votre famille.

L’histoire commence il y a longtemps, en 1976. A cette époque à tout juste 22 ans, je reprends la suite de l’exploitation agricole familiale. Exploitation laitière et céréalière de 50 ha sans problème particulier depuis des années. Tout aurait pu continuer sur cette lancée, mais la suite va vous prouver que non.

En effet, sur plusieurs années consécutives, j’ai subi de multiples revers qui ont ruinés mon entreprise, mon enthousiasme… et ma vie d’agriculteur.

Première difficulté.
Je démarre en 1976. L’année 1976 est une année record en terme de sécheresse.  Résultat:  Première récolte de blé quasi nulle… et manque à gagner énorme. Ça part mal!

Deuxième coup de semonce.

En 1978, le cheptel laitier qui était en parfaite santé jusqu’alors, contracte une maladie contagieuse : la Brucellose. Cette maladie provoque l’avortement des vaches vers 7 mois. Résultat, pas de veau, peu de production laitière… maigre revenu.

Mais surtout abattage obligatoire du cheptel. Là, ça fait très mal.

Du jour au lendemain, tu retrouves ton étable aussi vide… que ton portefeuille, et tu te dis : « putain, mais qu’est ce qui m’arrive… et qu’est-ce que je vais devenir ?« 

La trésorerie chute, les dettes fournisseurs s’accumulent, le compte est dans le rouge… Vif !

J’essaie à nouveau de relancer la machine. Aussi, puisque je ne peux plus produire de lait, je me lance alors dans l’élevage de bêtes à viande avec un élevage de taurillons.  Ça marche plutôt bien, le cours de la viande est à son taux le plus haut…  il y a donc un regain d’espoir à l’horizon.

Entre temps, je rencontre mon épouse et je me marie en 1979. Ma femme travaille à l’extérieur et ramène un salaire fixe qui permet de subvenir aux besoins du ménage.

Mais, quand l’œil de la malchance vous a dans son collimateur, vous avez beau tout faire pour l’éviter, il arrive malgré tout à faire mouche.

Troisième Épreuve.

Au début des années 80, chute spectaculaire du cours de la viande, les bêtes sont vendues à perte. C’est encore une nouvelle catastrophe qui s’abat sur l’exploitation.

J’avais déjà un genou à terre, cette fois ce sont les deux… c‘est le coup de grâce, les comptes financiers plongent catastrophiquement, il n’y a plus d’espoir.

En plus de ça, tous ces déboires consécutifs ont fini par détruire mon moral et mon envie.

L’enthousiasme n’est plus là.

En mai 1987, la mort dans l’âme je remets les clés de la ferme et je quitte la région avec ma femme et mes 3 enfants.

Après le grand air et les grands espaces, on se retrouve tous les 5 dans un pavillon de 80 m2 en lotissement.

Après la faillite une autre vie commence.

Soyez attentif à la suite !

Si vous êtes dans une situation semblable, le plan de restructuration, ou… de sauvetage (c’est plus le mot approprié.), que j’ai adopté peut vous être utile pour rebondir. En plus, il peut être adaptable à beaucoup de situations.

Je ne dis pas que c’est le plan parfait, mais c’est celui qui m’a sorti du pétrin et qui m’a permis de rembourser mes dettes en quelques mois et de me relancer dans la vie active.

Règle n°1 – Ne pas vous culpabiliser.

Même si vous avez subi un échec,  il faut plutôt vous féliciter d’avoir entrepris de vous lancer dans une affaire, car beaucoup n’ont pas le courage de le faire.

Ne prêtez pas non plus attention à ces fielleux qui chuchotent dans votre dos en disant « il a tout bouffer ». Il n’y a aucun risque que ça leur arrive à tous ceux-là, qui pensent pourtant tout savoir, mais qui n’entreprennent jamais rien.

Et puis faire des erreurs dans la vie, tout le monde en fait, c’est normal, ne vous lamentez pas pour ça. Dites vous plutôt que c’est bénéfique, car on apprend toujours de ses erreurs. Ainsi, la prochaine fois, on sait comment faire pour les éviter.

Faites abstraction de tout ça et consacrer votre énergie à tout autre chose. Quand c’est terminé, c’est terminé pas la peine de ressasser continuellement votre échec. Ce n’est pas bon pour la santé et ça ne même à rien.

Donc, positivez et haut les cœurs ! ET faites voir à tous ceux qui se moquent et qui rigolent de vous bref, à tous ces minables, qui est le plus fort..

Règle N°2 – Régler le problème des créanciers… Vite !

C’est un poste à régler rapidement . Si vous ne solutionnez pas ce problème très vite, il va vous pourrir la vie, et vous empêchez d’aller de l’avant.

Déjà, le plus important, c’est de ne pas se mettre la tète dans le sable pour occulter vos dettes, elles sont là, il faut solutionner ça rapidement et impérativement.

Vous allez recevoir de la part de vos créanciers des courriers et des relances. Il faut répondre à toutes ces correspondances. Mieux encore, faites le premier pas.

Prenez rendez-vous (ou appelez) avec toutes les personnes ou organismes à qui vous devez de l’argent. N’ayez pas peur ! Discutez avec eux. Souvenez-vous : « de la discussion jaillit la lumière ». Demandez des facilités de paiement, des arrangements et mettez en place des échéanciers de règlement.

Ne pensez pas que c’est se rabaisser en faisant ça, Non ! C’est juste de la négociation, ça se pratique chaque jour et vous montrez de cette façon que vous avez envie de vous en sortir.

Vous y verrez plus clair, vous aurez l’esprit libéré et vous vous enlever un gros poids sur la poitrine vous pouvez me croire.

Règle N°3 – Lancer tout de suite un nouveau projet… ou trouver un nouveau travail.

C’est à faire dans la foulée. Je sais, ce n’est pas facile, mais le fait de se remettre dans la vie active va vous redonner de l’énergie.

Et puis vous n’avez pas trop le choix, car vous avez votre planning de remboursements à honorer, une famille à faire vivre. Il faut agir.

Pour ma part, 3 mois après la cessation de mon exploitation, je créais une nouvelle activité…artisanale celle-ci. J’en ai même fait un article.

Cela dit, si Internet avait existé en 1987, je me serai certainement lancé dans ce créneau. Aujourd’hui, je suis persuadé que l’avenir, c’est : internet.

De nombreux professionnels du net arrivent à générer des gros revenus avec juste un ordinateur… et dans n’importe quel endroit du globe.

Si vous n‘avez pas d’idée, je vous conseille d’aller dans cet optique. Il existe de nombreuses formations de blogging qui vous permettrons de décoller facilement… à conditions malgré tout de travailler sérieusement.

Si vous êtes plus attirer par le commerce ou l’artisanat, vous avez sur ce blog quelques idées d’activités. A noter qu’il y a surtout une branche d’activités qui n’est pas trop touchée par la crise, et qui marchera toujours : celle des activités axées sur le loisir, du type : parc d’activité pour enfants, lasergame, ball trap laser, structures gonflables, paintball… etc.

Règle N°3 – Faites vous aider.

Personnellement, je ne l’ai pas fait, et c’est bien une grossière erreur. Nul n’est sensé ignorer la loi, mais cela dit, elle est connue par peu de monde.

Aussi, voici mon conseil. Si vous n’avez qu’une seule personne à contacter… alors contacter : une assistance sociale.

L’assistance sociale digne de ce nom, connaît bien les lois et peut intervenir dans de multiples domaines… comme auprès des banques et des huissiers, cela fait partie de ses compétences. De toute façon, elle est toujours de bons conseils et pourra vous orienter sur différentes démarches à effectuer et sur des aides auxquelles vous pourriez prétendre.

Renseignez-vous sur les aides auxquelles vous avez droit.

Une entreprise qui a du mal à faire face à ses échéances financières, ou dont les perspectives de développement sont incertaines, peut recevoir une aide de l’État et des collectivités territoriales sous différentes formes.

Elle peut aussi obtenir des délais de paiement, des remises de dette ou des prêts. Allez faire un tour à cette adresse.

Vous voici arrivé au terme de cet article. J’espère sincèrement qu’il vous a plu… et qui vous a été d’un quelconque secours. Si cela a été le cas, n’hésitez pas à me laisser votre commentaire…

 et merci de liker la page ça serait très gentil de votre part.

Je vous souhaite une très bonne réussite par la suite.

Michel Galon

4 réflexions au sujet de “3 conseils pour survivre après une Faillite ?”

  1. Bonsoir,
    Je suis tombé sur votre témoignage car je me renseigné sur la faillite.
    Nous sommes agriculteurs et sentons que le vent va tourné. En effet nous sommes actuellement en relation avec un expert judiciaire pour régler notre litige avec une grosse entreprise. Nous sentons une mauvaise fin : saisie de matériel donc impossible de travailler ( filière palmipede). La question que je me pose c est Comment peut on régler ses échéanciers avec un simple salaire? En lisant votre témoignage je ressent les même sentiments de tristesse , irritée , plus le sourire, dort mal bref j espère une fin heureuse…

    Répondre
    • Bonjour Cyril,
      Oui effectivement ce sont des moments difficiles… mais qui vont passer. Je vous invite à relire cet article, il contient des conseils qui peuvent vous aider.

      Autrement, je vous réponds également par mail dans la semaine.

      Bon courage
      Michel

      Répondre

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